Souvenir... Début du headshaking chez Owen

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Souvenir... Début du headshaking chez Owen

Message  Pionpion le Mer 16 Mai - 9:09

J'ai retrouvé un peu par hasard cet article sur le blog que je tenais il y a quelques années.
Ca date du 10 juillet 2008.

J’étais vraiment inquiète du comportement inhabituel d’Owen.
Heureusement pour nous, j’avais lu quelque part un article sur le «headshaking», des chevaux agitant la tête sans raison apparente. Je dis heureusement, car ce syndrôme est encore beaucoup trop méconnu. J’ai fait des recherches et malheureusement, ça semblait bien correspondre aux symptômes d’Owen. Mouvements involontaires, violents, incontrôlés de la tête... Envies furieuses de se gratter le bout du nez... Dûs à n’importe quel type de douleur sur la tête. Autrement dit, pratiquement inguérissable puisqu’il faut encore trouver à quel niveau le cheval souffre. Cela peut être causé par des allergies aux pollens, une sensibilité exarcerbée aux UV, etc. Autant de causes différentes pour un même résultat effrayant, un cheval qui met son entourage et lui-même en danger, que ce soit pour un simple pansage ou pour une ballade.
Owen m’a «involontairement» mis un coup de nez dans l’estomac et aussi un coup de sabot dans le talon. Un cheval qui agite la tête comme ça, ne regarde pas où il va, a du mal à garder son équilibre, se heurte sans cesse au mors, ne peut pas se concentrer... Il devient inmontable et difficile à gérer à pied.

Et là, on se retrouve seul face à l’incompréhension et à l’ignorance générale. Le vétérinaire a mis Owen sous equipalazone, le moniteur a dit que mon cheval n’acceptait pas le contact du mors, les autres cavaliers ne comprenaient pas l’étendue du problème. On considère le cheval atteint de «headshaking» comme irespectueux ou mal éduqué, plutôt que d’accepter de voir qu’il ait un problème. Je connaissais assez bien Owen pour savoir qu’il n’était pas dans son état habituel et qu’il ne le faisait pas exprès. Je me suis sentie très mal et très seule pendant cette période. En plus, Gaëtan était en mer et son réconfort m’a terriblement manqué. Un soir, après une ballade particulièrement désastreuse, j’ai expliqué le problème à la propriétaire de la pension et j’ai craqué. J’ai pleuré pour extérioriser toute cette panique de «perdre» mon cheval adoré. Mais, pour une fois, j’ai été prise au sérieux, la dame était désolée pour moi.
J’avais lu des cas désespérés de chevaux atteints de «headshaking». Certains mis à la retraite prématurément, d’autres coincés dans des enrênements par des moniteurs, et même un euthanasié, car devenu vraiment dangereux pour son entourage... Les gens cherchent des réponses pendant des années, les plus chanceux entendent parler du syndrôme de «headshaking» (mais finallement ne sont guère plus avancés...).

J’ai eu heureusement une bonne idée et de la chance. J’ai montré Owen à une micro-kiné. Elle a manipulé Owen, a constaté son «headshaking» et l’a soulagé. Les vertèbres cervicales d’Owen étaient en vrac ainsi que quelques lombaires. Elle m’a demandé si Owen avait tiré au renard ou était tombé pour être dans cet état. Je ne voyais que notre chute pour l’expliquer, mais j’ignore tout du passé d’Owen en Irlande. Elle s’est bien rendue compte que le problème d’Owen était purement nerveux et involontaire. A ce moment-là, je me suis dit «Je ne suis pas folle ! J’avais raison de penser qu’il y avait un problème et en plus, je l’avais bien cerné.»
La micro-kiné s’est aussi beaucoup inquiétée de l’état de sa peau rose sur la tête, à nue et boursouflée. Malgré tous mes soins, j’ai du mal à l’hydrater et à la protéger du soleil.
Cette intervention n’a pas complètement guéri Owen, mais, elle nous a beaucoup aidé. Mon gros n’agite plus la tête que monté et encore pas à chaque fois... Un grand, très grand progrès.

Me voyant au pied du mur et ne voulant pas me lancer dans des examens interminables et coûteux pour cibler la douleur d’Owen, j’ai commandé un «filet de nez». C’est un morceau de tissus, genre moustiquaire, qui s’accroche à la muserolle du cheval et repose sur tout le bout du nez. Il est censé avoir un effet apaisant, et j’ai trouvé nombre de témoignages encourageants dans ce sens. De toute façon, c’était la seule solution possible pour pouvoir monter Owen malgré les crises.
Et par chance, ça a l’air de marcher. Je dis ça a l’air, car c’est difficile de savoir quel jour Owen va avoir une crise. Je suppose que les UV et sa peau abîmée sont la cause de sa douleur, mais sans certitude. Je l’ai monté une fois par grand soleil sans aucune réaction de sa part, alors qu’il était en crise en sortant du pré...
Pour l’instant, je croise les doigts, Owen va mieux. J’espère de tout coeur que son état restera stable et pour longtemps.
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